Le Monitoring a pour vocation d’améliorer la qualité de recensement et de documentation des actes de violences transphobes et homophobes commis à Berlin afin de sensibiliser le grand public et d’aider les victimes. La première édition, publiée en décembre 2020, marque le début d’un processus de documentation inscrit sur la durée. L’enquête est organisée autour de deux thèmes clés:

Les actes de violences transphobes et homophobes dans les statistiques de police
Attitudes transphobes et homophobes et expériences discriminatoires à Berlin
Violences anti-lesbiennes : un phénomène à étudier
Focaliser sur les violences anti-lesbiennes : résultats du sondage statistique

Les actes de violences transphobes et homophobes dans les statistiques de police
Le nombre de plaintes déposées pour actes de violences liées à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre est particulièrement élevé à Berlin.
Les statistiques sur la criminalité liée à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre font état d’un nombre important de victimes de sexe masculin. Parmi les délits recensés, les actes de violence représentent une part considérable, les agressions verbales sont toutefois les plus fréquentes.
Les crimes de haine liés à l’orientation sexuelle et/ou à l’identité de genre sont profondément ancrés dans la société. Seule une faible part des délits relève de motifs politiques.
Les zones les plus touchées sont les quartiers de Mitte, Tempelhof-Schöneberg et Friedrichshain-Kreuzberg.
Les comportements de sortie sont un autre facteur important de la documentation des crimes et délits par les services de police.
Parmi les suspects, les individus de sexe masculin sont fortement majoritaires et ils ont souvent des antécédents judiciaires. Les différentes nationalités représentées correspondent essentiellement à la démographie de Berlin.
Les victimes déclarées de violences transphobes ou homophobes sont, dans la plupart des cas, des jeunes qui, au moment des faits, sont seuls et ne connaissent pas l’agresseur.e.
Les délits de violence sont moins souvent élucidés que les délits non violents.
Attitudes transphobes et homophobes et expériences discriminatoires à Berlin
Violences anti-lesbiennes : un phénomène à étudier
Les statistiques sur les discriminations homophobes accordent généralement très peu de visibilité aux lesbiennes.
Pour les femmes lesbiennes/queer, les violences homophobes sont un problème urgent.
Si les actes de violence sont généralement perpétrés dans l’espace public, les incidents commis dans la sphère privée sont souvent vécus comme plus accablants.
Les intrications avec d’autres formes de discrimination jouent un rôle important.
Les femmes lesbiennes/queer sont nombreuses à prendre des mesures de précaution. Dans les situations d’agressions concrètes, le comportement des personnes non impliquées joue un rôle important.
Focaliser sur les violences anti-lesbiennes : résultats du sondage statistique
Qui sont les personnes interrogées?
La majorité des interrgogé.e.s déclarent avoir été victime de violences anti-lesbiennes au cours des cinq dernières années. Dans ces incidents, l’intrication du sexisme joue un rôle important.
La plupart des intérrogé.e.s a recours à des mesures de précaution, les dépôts de plaintes restent néanmoins encore rares.

Souvent présent.e.s sur les lieux des faits, les témoins interviennent pourtant rarement.

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